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Quand le corps traduit les maux de l’âme

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mont pain de sucre

Engagée à 20 ans chez un nouveau patron, je suis finalement licenciée après 1 mois d’essai. Il m’annonce « Je ne peux pas vous garder, vous n’avez pas de santé !  » En effet, chaque fois que je dois travailler en sa présence, ma glycémie chute et mon ventre fait entendre des gargouillis pénibles et répétés. J’en perds mes moyens. Couverte de honte, je vois avec détresse mon trouble se creuser. Plus je me crispe et plus je gargouille ! Je perds contenance. Chaque matin avant de me rendre au travail, j’avalais un copieux petit déjeuner avec tartines et tout et tout. Au moment de passer la porte de l’entreprise, j’avalais en plus un croissant ! Rien n’y a fait, les gargouillis ont persisté jusqu’à ce jour fatidique de mon renvoi où mon employeur a perdu patience. J’ai encaissé sans un mot, résignée. Mais s’il m’avait gardée, cela n’aurait rien changé pour moi car trois mois plus tard, il est mort d’une crise cardiaque. Je suis allée à son enterrement avec mes ex-collègues. Dans l’allée du cimetière derrière son cercueil, j’étais heureuse de me sentir vivante et en même temps aux prises avec un sentiment de culpabilité diffus. A l’époque, je subissais encore mes émotions sans chercher à les comprendre. M’interroger sur mes ressentis a pris du temps, des années.

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